Le tri sélectif - Trouver une normativité
Les centres de tri
L'industrie québécoise du recyclage vit (a vécu) des moments difficiles
-Doux euphémisme pour exprimer l'idée d'une véritable crise- à cause de
l'effondrement du cours des matières recyclables (Pour le papier, par exemple,
le prix à la tonne a perdu 80% de sa valeur entre septembre et décembre
2008).
La quantité fut le premier objectif
Si beaucoup de municipalité ont misé sur la quantité (la ville de Québec par
exemple), ce qui n'était pas mauvais en soi; il faudra maintenant développer
absolument la qualité afin d'avoir à la source (chez le citoyen et chez
l'entreprise) un tri sélectif !
C'est un virage à prendre, un virage nécessaire qui répondra à notre marché
intérieur, améliorera notre gestion des matières recyclables, diminuera nos
déchets et surtout gardera l'intérêt et le capital de confiance (acquis grâce à
une vingtaine d'années de sensibilisation) de la population envers le
recyclage.
Comment opérer ?
Les couleurs
Le bleu pour les matières recyclables, c'est bien, mais il faut plus; comme
par exemple le bleu pour le papier, le vert pour le métal - le plastique et le
verre, le brun pour le composte et pour finir la couleur argent (pourquoi pas
?) pour les déchets !
Actuellement dans mon quartier de Limoilou Nord, dans pratiquement toutes
les habitations de 8 logements ou plus, l'avènement des gros bacs bleus est
devenu synonyme de poubelle, cela commence dans mon immeuble -Et ce n'est pas
faute d'avoir essayé de convaincre, de dialoguer, mais que voulez-vous ?
Je ne suis pas un gouvernant et je n'ai par ce fait même aucun pouvoir
coercitif-, et cette pratique, cette mauvaise nouvelle coutume semble s'étendre
pratiquement partout dans mon voisinage. Les propriétaires veulent pas acheter
des gros bacs à poubelle, ils se les font voler, en tout cas paraît-il ?
Bon, sensibiliser... oui... mais... il faut aller plus loin. J'ai la nette
impression que dans le cas des habitations à 8 logements ou plus, il faudrait
également ajouter un gros bac à poubelle (Il faut donc lui trouver sa couleur)
pour chaque gros bacs de recyclage que la ville a déjà installé.
Il faut édicter une philosophie du recyclage normative, c'est quand même
incroyable que dans une ville comme Québec, les bacs de recyclage sont parfois
verts ou parfois bleu ! Uniformiser les couleurs pour la récolte d'une
matière à l'échelle d'un territoire est à mon avis un atout et édicter un
règlement en ce sens sert aussi à établir ce tri sélectif qui
m'est si cher.
Le 1er novembre, j'ai besoin de vous. N.F.